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Vin chaud et cuisine au vinRepère

Quel vin blanc pour cuisiner : les critères qui comptent

On cuisine avec un blanc sec, vif et peu boisé. Pourquoi ces critères, ce qu’il faut éviter et quelques usages précis en cuisine.

Mis à jour le

Casserole contenant des échalotes dorées et un filet de vin blanc versé pour déglacer, sur une plaque de cuisson

À retenir

Les mots à connaître

Déglacer
Verser du liquide, ici du vin, dans une poêle chaude pour décoller les sucs de cuisson.
Réduire
Faire évaporer du liquide à feu vif pour concentrer le goût.
Peu boisé
Se dit d’un vin dont l’élevage en fût est discret.
Vin de cuisine
Produit vendu pour la cuisine, souvent additionné de sel : à ne pas confondre avec un vin sec ordinaire.
Mijoter
Cuire à feu doux pendant longtemps.

Ce qu’un blanc apporte en cuisine

Un vin blanc apporte de l’acidité, des arômes et de la liquidité. Il déglace une poêle en décollant les sucs, il relève une sauce, il parfume un court-bouillon. L’alcool s’évapore en partie à la cuisson ; l’acidité et les arômes demeurent. Un blanc sec, vif et peu boisé donne la meilleure base : la cuisson concentre le goût, il faut donc qu’il soit agréable avant de cuire.

Les critères de choix

CritèreÀ privilégierÀ éviter
SucreSecMoelleux, sauf recette sucrée-salée
BoisPeu ou pas boiséVin très boisé, qui devient amer
AciditéVive, fruitéeVin plat ou trop simple
ProduitVin ordinaire ouvert pour la cuisine« Vin de cuisine » salé

Des cépages et appellations qui conviennent

Un muscadet, un sauvignon, un aligoté, un riesling sec ou un chardonnay peu boisé font de bons blancs de cuisine. Leur acidité fait écho aux sauces au beurre et aux plats de poisson. Pour comprendre la diversité de ces vins, voir les pages muscadet et vin blanc sec.

Quelques usages

Le blanc déglace des échalotes pour une sauce de poisson, mouille des moules, cuit une volaille ou un risotto. En fin de cuisson, une réduction à feu vif concentre les arômes. Pour une sauce crémée, on réduit d’abord le vin avant d’ajouter la crème. Les quantités sont de l’ordre d’un verre pour quatre personnes, selon la recette.

Les restes de la bouteille

Cuisinez avec un vin que vous boiriez volontiers. On peut garder le reste de la bouteille pour le repas, avec un accord adapté, ou le conserver dans de bonnes conditions : voir la page conserver un vin blanc ouvert.

À ne pas confondre

  • Un vin trop boisé peut devenir amer en cuisant.
  • Le vin ne s’« évapore » pas entièrement : une part d’alcool demeure, surtout après une cuisson courte.
  • On n’utilise pas forcément un grand vin pour cuisiner : le critère est le goût, pas la réputation.
  • Un vin très acide donne une sauce acide : un peu de crème ou de beurre l’équilibre.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Questions fréquentes

Quel vin blanc pour faire la cuisine ?

Un blanc sec, vif, peu boisé : par exemple un muscadet, un sauvignon ou un aligoté.

Le vin de cuisine est-il un bon choix ?

En général non : il contient du sel ajouté et son goût est limité. Un vin sec ordinaire est préférable.

Peut-on cuisiner avec un vin blanc moelleux ?

Oui, pour des recettes sucrées-salées ou des sauces douces, en quantité mesurée.

Sources et références

Portrait d’Étienne Roubaud, cheveux gris courts, barbe courte, pull sombre, sourire discret, mur de pierre claire flou en arrière-planRédigé par Étienne Roubaud · relu par Claire Montferrand · mis à jour le

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